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 exemple d'un passage dB.A.M

   



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: 22/04/2008

: exemple d'un passage dB.A.M    29, 2009 4:40 pm

Texte:



Ma mre se leva pour se prparer. Elle changea de chemise et de mansouria, chercha au fond du coffre une vieille ceinture brode dun vert pass, trouva un morceau de cotonnade blanche qui lui servait de voile, se drapa dignement dans son hak frachement lav.
Ctait, en vrit, un grand jour. Jeus droit ma djellaba blanche et je dus quitter celle de tous les jours, une djellaba grise, dun gris indfinissable, constelle de taches dencre et de ronds de graisse.
Lalla Acha prouva toutes sortes de difficults sarracher du matelas o elle gisait.
Jai gard un vif souvenir de cette femme, plus large que haute, avec une tte qui reposait directement sur le tronc, des bras courtes qui sagitaient constamment. Son visage lisse et rond minspirait un certain dgot. Je naimais pas quelle membrasst. Quand elle venait chez nous, ma mre mobligeait lui baiser la main parce quelle tait chrifa, fille du Prophte, parce quelle avait connu la fortune et quelle tait reste digne malgr les revers du sort. Une relation comme Lalla/Acha flattait lorgueil de ma mre.
Enfin, tout le monde sengagea dans lescalier. Nous nous trouvmes bientt dans lame.
Les deux femmes marchaient tout petits pas, se penchant parfois lune sur lautre pour se communiquer leurs impressions dans un chuchotement. A la maison, elles faisaient trembler les murs en racontant les moindres futilits, tellement leurs cordes vocales taient toute preuve; elles devenaient, dans la me, aphones et gentiment minaudires.
Parfois je les devanais, mais elles me rattrapaient tous les trois pas pour me prodiguer des conseils de prudence et des recommandations. Je ne devais pas me frotter aux murs: les murs taient si sales et javais ma superbe djellaba blanche,je devais me moucher souvent avec le beau mouchoir brod pendu mon cou, je devais de mme mcarter des nes, ne jamais tre derrire eux car ils pouvaient ruer et jamais devant car ils prenaient un malin plaisir mordre les petits enfants.
- Donne-moi la main, me disait ma mre.
Et cinq pas aprs:
- Va devant, tu as la main toute moi
Je reprenais ma libert mais pour un temps trs court. Lalla Acha se proposait de me guider dans la cohue. Elle marchait lentement et tenait beaucoup de volume. Un embouteillage ne tardait pas se former. Les passants nous lanaient toutes sortes de remarques dplaisantes mais finissaient par se porter notre secours. Des bras inconnus me soulevaient du sol, me faisaient passer par-dessus les ttes et je me trouvais finalement dans un espace libre. Jattendais un bon moment avant de voir surgir de la fou)e les deux haks immaculs. La scne se renouvela plusieurs fois durant ce voyage. Nous traversmes des rues sans nom ni visage particuliers. Jtais attentif aux conseils de mes deux guides, je mappliquais me garer des nes, butais invitablement dans les genoux des passants. Chaque fois que jvitais un obstacle, il sen prsentait un autre. Nous arrivmes enfin au cimetire qui stend aux abords de Sidi Ali Boughaleb. Jesquissai un timide pas dallgresse.



La boite merveilles. A. Sefrioui.

I. Onestions de Comprhension
1) Prsentez brivement lauteur et son roman
2) Situez le passage dans luvre.
3) Ctait, en vrit un grand jour.
Pourquoi le narrateur parle-t-il dun grand jour ?
4) Le narrateur et sa mre prouvent-ils le mme sentiment lgard de Lalla
Acha ? Justifiez votre rponse par des expressions tires du texte.
5) La mre du narrateur et son amie Lalla Acha ne se parlent pas de la mme faon
lintrieur de la maison et dans la rue. Illustrez mieux cette constatation en
compltant le tableau suivant:

A lintrieur de la maison
Dans la rue

6)La de******ion de Lalla Acha faite par le narrateur est-elle valorisante ou
dvalorisante ? justifiez votre rponse par des expressions tires du texte.
7) Pourquoi certains termes sont-ils crits en gras?
Identifiez la figure de style dans la phrase suivante:
Jattendais un bon moment avant de voir surgir de la foule les deux haks immaculs .
9) Relevez les termes relatifs au champ lexical de la foule.
11- Production crite:
Sujet: Il y a srement une personne qui a produit sur vous un effet. Faites delle une de******ion physique et morale.

Rponses
I. Comprhension

1) Cest Ahmed Sefrioui, un crivain marocain dexpression franaise. Il est n Fs en 1915 de parents berbres. Il est sduit depuis son enfance par lcole franaise qui la beaucoup marqu. Il a occup plusieurs fonctions dans ladministration publique. Son premier roman fut Le chapelet dambre . il est mort en 2004. La bote merveilles est son roman autobiographique dans lequel il retrace
le parcours dune vie simple dun enfant n dans la mdina de Fs. .
2) Ce passage est situ juste aprs le retour du petit enfant Sidi Mohammed du
Msid. Ctait un mardi. A la maison, il a trouv sa maman malade, elle soufrait

dune migraine. Son amie Lalla Acha est venue lui rendre visite.
3) Le narrateur parle dun grand jour , car, dabord il nirait pas lcole
coranique o il devait rciter quelques versets de coran, et ensuite, il devait
mettre sa djellaba blanche et partir visiter le sanctuaire de Sidi Ali Boughaleb.
4) Le narrateur et sa mre mprouvent pas le mme sentiment lgard de Lalla Acha.
Au narrateur, elle inspire un certain dgot son visage lisse et rond minspirait un certain dgot. Je naimais pas quelle membrasst .
Quant sa mre, elle aime bien Lalla Acha : une relation comme Lalla Acha flattait lorgueil de ma mre .

5)


A lintrieur de la maison
Dans la rue
- elles faisaient trembler les murs
leurs cordes vocales taient toute preuve.


- Les deux femmes marchaient tout
petits pas, se penchant lune sur lautre
pour se communiquer leurs Impressions
dans un chuchotement.
- elles devenaient aphones et gentiment
minaudires.
6)La de******ion de Lalla Acha faite par le narrateur est dvalorisante :
cette femme plus large que haute, avec une tte reposait directement sur le tronc, des bras courts qui sagitaient constamment. Son visage minspirait un certain dgot .
7) Certains termes sont crits en italique comme djellaba, hak, mansouria, car ils
sont dorigine arabe.
lattendais un bon moment avant de voir surgir de la foule les deux haks
immaculs .
il sagit dune synecdoque
9) Le champ lexical de la foule: la cohue, un embouteillage, les passants, la foule,

II- Production crite
Il arrive souvent lhomme dtre impressionn par une personne quil a ctoye
un moment de sa vie. Cette impression peut tre produite soit par son physique ou par sa personnalit.
C est justement ce qui mest arriv lorsque jtais au lyce avec une de mes camarades de classe. Elle sappelait Samira.
Personne ne pouvait nier sa beaut anglique. Elle navait rien envier aux reines de la beaut. Elle tait dune taille moyenne, ses cheveux dors encadraient son petit visage rond. Son minuscule front, peine visible, tait recouvert dune frange tombant sur des sourcils relativement pais, et dune courbe presque parfaite.
Des yeux noisettes, dont le regard perant, exprime une intelligence rare ce qui lui donnait beaucoup dattrait ctait son lgance. Elle avait un got raffin dans le choix des vtements qui lui allaient merveille. Elle avait un choix soign dans le mariage des couleurs. On dirait une princesse.
Tous les lves sans exception, cherchaient son amiti. Personnellement, ce qui mattachait elle, ce ntait pas seulement son physique qui pouvait inspirer les artistes, mais aussi son moral. Cependant, je nai jamais os lui dvoiler mes vritables sentiments envers elle, car personne ne pouvait se permettre de laborder sur cette question. Alors, je me *******ais de ladmirer en silence. Elle tait dune gentillesse inouie. Par son comportement, elle exigeait le respect de tout le monde; aussi bien les lves que les professeurs.
Son altruisme tait remarquable puisquelle tait toujours prte rendre service ses camarades pour lesquels elle avait un amour innocent. Sa voix joyeuse, peine perceptible, dridait et rjouissait les plus taciturnes.
Lorsquon dirait, par mgarde, des choses qui pourraient porter atteinte la pudeur, elle rougissait. Elle avait des sentiments nobles et fragiles. Ctait un ange ayant une forme humaine.
A force de mapprocher delle, elle avait russi exercer sur moi un effet inde******ible. Son comportement avait influenc le mien. Je suis redevenu plus sage, plus indulgent, plus courtois. Javais acquis des qualits inconnues de moi, et en mme temps, jai abandonn mon affreux gosme et mon audace excessive. Dailleurs, mes parents lavaient bien remarqu.
En quittant le lyce, je lai abandonne jamais. Malgr cela, je garde de cette personne des souvenirs inoubliables. Je suis, actuellement, dans lincapacit doublier son image qui ne quitte jamais mon esprit. Je ne garde delle que la nostalgie du bon vieux temps

EPREUVE N 1

ISMENE: Tu sais, jai bien pens, Antigone
ANTIGONE: Oui
ISMANE: Jai bien pens toute la nuit. Tu es folle.
ANTIGONE: Oui
ISMANE: Nous ne pouvons pas
ANTIGONE, aprs un silence, de sa petite voix.
Pourquoi?
ISMANE: Il nous ferait mourir
ANTIGONE: Bien sr. A chacun son rle. Lui, il doit nous faire mourir, et nous,
nous devons aller enterrer notre frre. Cest comme cela que a t
distribu. Quest ce que tu veux que nous y fassions ?
ISMENE: Je ne veux pas mourir.
ANTIGONE, doucement
Moi aussi jaurais voulu ne pas mourir.
ISMENE: Ecoute, jai bien rflchi toute la nuit. Je rflchis plus que toi.
Toi, cest ce qui te passe par la tte tout de suite, et tant pris si cest
une btise. Moi, je suis plus pondre. Je rflchis.
ANTIGONE: Il y a des fois o il ne faut pas trop rflchir.
ISMENE: Si, Antigone. Dabord cest horrible, bien sr, et jai piti moi
aussi de mon frre, mais je comprends un peu notre oncle.
ANTIGONE: Moi je ne veux pas comprendre un peu.
ISMENE: Il est le roi, il faut quil donne lexemple.
ANTIGONE: Moi, je ne suis pas le roi. Il ne faut pas que je donne lexemple,
moi. . . Ce qui lui passe par la tte, la petite Antigone, l sale bte, lentte, la mauvaise, et puis on la met dans un coin ou dans un trou. Et cest bien fait pour elle. Elle navait qu ne pas dsobir!
ISMENE: Allez! Allez !.. Tes sourcils joints, ton regard droit devant toi et
te voil lance sans couter personne. Ecoute-moi. Jai raison plus souvent que toi.
ANTIGONE: Je ne veux pas avoir raison.
Jean Anouilh. Antigone
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I-Ouest ions de Comprhension
1)

A- A quel genre appartient ce texte ?
B- Justifiez votre rponse par trois indices tirs du texte.
2) Situez le passage dans la pice dont il est extrait en rsumant les vnements prcdents. .
3) Il semble que les deux surs partagent un secret. Lequel ?
4) il nous ferait mourir ?
- qui dsigne t- elle par il ?
5) Cest comme cela que a t distribu酻
a- quel registre de langue appartient cette phrase ?
b- de quelle distribution sagit-il ?
6) Moi aussi jaurais bien voulu ne pas mourir
a- Antigone, veut elle rellement mourir ?
b- Comment justifiez-vous lemploi du mode du verbe vouloir ?
7) Ecoute, jai bien rflchi toue la nuit. Je suis lane. Je rflchis plus que toi .
Ton regard droit devant toi et le voil lance sans couter personne .
- A partir de ces deux rpliques, dgagez les traits de caractre respectifs des deux
surs en compltant le tableau suivant:

Traits de caractre
Antigone

Ismne

Antigone rpond sa sur en exprimant trois refus
a- quels sont ces refus ?
b- que cherche -t-elle daprs ces refus ?
9) .. ..et puis on la met dans un coin ou dans un trou
- quels sens peut-on donner aux mots: coin et trou ?

II Production crite:
Sujet: Actuellement, les parents se plaignent souvent de leurs enfants. Ces derniers, leur tour, reprochent leurs parents dtre autoritaires envers eux. Essayez dexpliquer ce phnomne, partir de votre exprience personnelle et de vos connaissances, Apportez, si cest possible, une solution ce conflit.


Rponses
I- Comprhension
1- a- Ce texte appartient au genre thtral.
b- Les trois indices:
- nom des personnages le dialogue
- les didascalies.
2- Ce passage est situ aprs le retour dAntigone de lextrieur voulant ainsi enterrer le cadavre de son frre Polynice. Or, le roi, Cron avait interdit que le corps soit enterr parce quil pensait que Polynice tait un tratre et par sa conduite, il a caus le dsordre dans la cit. Cependant, Antigone avait dcid de transgresser
la loi ,de son oncle Cron en procdant lenterrement de son frre Polynice.
3- Les deux surs partagent un secret: lenterrement de leur frre Polynice.
4- Il nous ferait mourir
il dsigne le roi Cron, leur oncle.
5- Cest comme cela que a t distribu
a- cette phrase appartient au registre familier.
b- La distribution dont on parle dans la pice est le rle que donne la tragdie
chacun des personnages de la pice. Personne ne pourra chapper son
destin. Les personnages eux- mmes sont considrs comme des outils
entre les mains de la fatalit.
6- a- Antigone ne voulait pas rellement mourir.
b- le mode conditionnel du verbe vouloir exprime un souhait qui ne peut se
raliser.
7*

Traits de caractre

Antigone
Impulsive
entte

Ismne
Pondre
Raisonnable
8- a- Les trois refus:
- refus de rflchir.
- refus de comprendre.
- refus de donner lexemple.
b- daprs ces refus elle cherche mourir, croyant la fatalit laquelle elle ne
peut chapper.
9- les mots coin et trou
Coin = prison
Trou = la tombe

II Production crite
Il va sans dire que la famille est la base de la vie sociale et assure la continuit de lespce humaine. Partant de cela, on peut dire que la famille est une forme de rapports sociaux elle sefforce dtablir une harmonie entre ses lments qui la constituent.
Or, cette continuit ne se fait pas sans crise.
Laquelle crise est considre aussi bien par les psychopdagogues que les
sociologues comme vidente.
La famille est cens apporter au jeune la scurit et la tendresse qui le protgent des dangers du monde extrieur, contre lequel il nest pas encore immunis, assurer sa scurit, cimenter sa personnalit et le garantir contre les preuves. Mais cela ne saurait cacher le revers de la mdaille, cest-dire, les conflits, les angoisses, les incomprhensions etc
Les parents ne cessent de se plaindre de leurs enfants, ils les accusent dtre lorigine de conflits pensant que leurs parents sont dpasss et que la conception que se font ces derniers de la vie est rvolue et que la ralit actuelle est totalement diffrente dautrefois.
Les jeunes se croient aptes avoir la possibilit de grer leur vie comme il leur convient. Ils se conduisent comme sils taient munis de toute exprience susceptible de les mettre labri des difficults de la vie. Ils considrent, par exemple, lintervention de leurs parents dans le choix de leurs vtements, de leurs ami(e)s comme une ingrence dans leur vie prive, dans leur intimit.
On pense que louverture de la socit, les moyens modernes de communication,
le dveloppement des mdias.. .ont rendu plus rapide la maturation de ces jeunes et a acclr leur panouissement. Ainsi, ils sont persuads quils sont capables de grer leur vie sans le concours de leurs parents dans un monde devenu plus complexe, plus dangereux tous les niveaux.
Nanmoins, il existe des parents qui se montrent excessivement autoritaires, ignorant que le jeune traverse une tape dcisive de sa vie, quil est en pleine mutation. Cette tape se caractrise par des transformations aussi bien physiologiques que psychologiques. Les parents qui ignorent ce processus ne font que creuser davantage lcart qui existe dj entre eux et leurs enfants. Cela provoque inluctablement des conflits de gnrations chroniques et profonds. Cela pourrait, sans doute, engendrer la dis******** de la cellule familiale, dans une poque o lon a besoin beaucoup plus de soutien et de solidarit.
Il faut reconnatre que nous assistons au dbut du dclin de lautorit parentale. Ainsi, sest constitue, entre lenfance et lge adulte, une sorte de no mans land une sorte de classe dge, qui aussitt divorant davec lge de lenfance, tente, tant bien que mal, de prendre son destin en main.
Le jeune dans sa famille se sent, malgr lui, tiraill entre deux besoins diamtralement opposs, savoir le besoin de scurit et le besoin dautonomie et dindpendance.
Il est regrettable de dire que les parents ne jouent plus le rle qui ils jouaient avant et que les commandes et les rnes de la famille leur chappent cdant ainsi linitiative ce que lon appelle communment louverture au nom du modernisme . On dirait que les parents ne sont devenus que des personnes qui doivent se charger des dpenses de leurs enfants, rgler des factures, payer les mensualits des coles etc. ..Ils ne sont plus, malheureusement, les initiateurs, les conseillers. Ils sont devenus une ancienne devise qui nest plus ni ngociable ni commerciable.
En attendant que ces jeunes retrouvent leur sagesse et leur bon sens, les parents doivent tre patients face des sujets emports par le courant dun pseudo-modernisme qui pourrait dtruire jamais les normes sur lesquelles repose la famille.
Cest une erreur fatale de croire que, quelle que soit lpoque, les jeunes peuvent se passer des parents, ou peuvent mener seuls la barque sans problmes

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